Le marché immobilier réunionnais en 2025 : une dynamique contrastée
Le marché immobilier à La Réunion affiche en 2025 des signaux contrastés. Les prix des logements anciens continuent de grimper, mais le volume des ventes montre des signes de ralentissement, dans un contexte de tension foncière et de ralentissement économique.
Chiffres clés du marché immobilier à La Réunion
Selon les dernières données de l’INSEE et des Notaires de La Réunion, le prix des logements anciens a progressé de +6,2 % sur un an, bien au-dessus de la moyenne nationale (+1,8 %). Le prix médian se situe à environ 2 881 € par m².
Prix par type de bien
- Maisons : environ 2 696 €/m², des prix stables depuis 2024.
- Appartements : autour de 3 257 €/m², en léger recul (-2 %).
Volumes de transactions
Les ventes sont en baisse par rapport à l’année précédente, avec un indice de volume en recul de 33 points entre avril et mai 2025. Le délai de vente moyen s’allonge désormais à environ 21,6 semaines (soit plus de 5 mois).
| Indicateur | Valeur 2025 | Évolution | Analyse |
|---|---|---|---|
| Prix moyen au m² | 2 881 € | +6,2 % | Hausse soutenue par la rareté du foncier |
| Maisons | 2 696 €/m² | Stable | Demande forte mais limitée par l’offre |
| Appartements | 3 257 €/m² | -2 % | Léger repli, délais de vente plus longs |
| Délai moyen de vente | 21,6 semaines | +12 % | Marché plus sélectif, négociations plus longues |
Pourquoi le marché se tend
La rareté du foncier constructible, combinée à une offre neuve insuffisante, explique la tension persistante sur le marché. Les taux d’intérêt, bien que légèrement en baisse depuis fin 2024, restent plus élevés qu’en 2022, ce qui freine certains acheteurs.
« La demande reste soutenue, mais les acheteurs sont plus sélectifs. Les biens bien situés et au juste prix trouvent toujours preneur, tandis que les autres stagnent, » explique Fabien Vergoz, conseiller immobilier à Saint-Denis.
Perspectives pour la fin de l’année 2025
Sauf retournement économique majeur, les prix devraient se maintenir à un niveau élevé pour le reste de l’année. Toutefois, si l’offre venait à se renforcer grâce à de nouveaux programmes immobiliers, on pourrait assister à un rééquilibrage progressif, notamment dans les zones intérieures moins tendues.
